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CHAPITRE 5 Connais-toi. |
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Au cœur de nous-mêmes, rien n’est rejeté: ni le silence, ni le «bruit» de nos pensées. Là se trouve notre paix et notre refuge. Nous sommes déjà ce que nous recherchons. Toutefois, tant que nous ignorons notre nature divine et rejetons notre nature-ego, l’ouverture au cœur n’est pas possible. Acceptons donc profondément nos ombres et notre lumière. Cessons simplement de résister à notre vérité, sous toutes ses facettes. Les pages à venir sont en quelque sorte des exercices pratiques de connaissance de soi au niveau mental, siège de notre blessure. Pourquoi est-ce que je m’attache à parler de nos blessures puisque au fond, elles n’ont qu’une réalité relative? Tout simplement parce que tant que nous sommes inconscients de nos comportements et de notre fonctionnement mental, nous sommes sous le contrôle de l’ego et ne pouvons retrouver notre présence, notre regard ouvert et accueillant. Il est donc préférable, pour la personne qui a des tendances mentales encore fortes et nombreuses, de commencer par clairement identifier son ego. Sans cela, il serait trop difficile de maintenir l’ouverture dans le quotidien. Cela demanderait une attention trop poussée, à un moment où le mental, encore trop teinté de culpabilité, n’est pas prêt à soutenir cet effort. Si par exemple vous ne supportez pas d’être critiqué, parce qu’au fond, votre culpabilité est trop forte, il vous sera impossible, face aux critiques, de demeurer présent et ouvert. Il vous sera difficile d’accepter la situation extérieure (les critiques) et les émotions intérieures (la colère, le rejet de soi, etc.). En revanche, si vous connaissez déjà votre mécanisme mental et vous êtes déjà réconcilié avec lui, vous pourrez plus rapidement le reconnaître et vous ouvrir à tout ce qui est (intérieurement et extérieurement). Par la reconnaissance et l’ouverture à tout ce qui est, votre esprit a déjà retrouvé sa paix et il peut laisser ainsi la réponse naturelle jaillir du cœur de lui même. Etre présent à ce qui est: pur regard, ouverture, est le résultat d’une réconciliation intérieure et ne peut pas être appris ou forcé lorsque le mental est prédominant. En revanche, lorsque nous connaissons et acceptons notre ego, il perd de son pouvoir. Comme le dit Eckhart Tolle Je vous conseillerai de ne pas lire ce chapitre en une seule fois mais de le traiter en plusieurs étapes et de faire cette introspection petit à petit. Les raisons en sont simples. D’une part, c’est laborieux et par ailleurs, l’ego ne supporte pas tant de phrases à son sujet. Cela le dérange. La clarté le piège et le menace d’extinction. De plus, il vaut mieux prendre le temps d’intégrer sa vérité tout doucement. Nous avons tous des paliers d’intégration et des stades d’évolution différents. Il n’y a rien à forcer. Par ailleurs, j’espère que cette partie ne vous donnera pas l’impression que je vous montre du doigt. Je ne cherche pas à donner des leçons à qui que ce soit. J’ai tout comme vous mes propres limites. Mais il me semble que j’ai suffisamment de clarté aujourd’hui pour m’aider et vous aider à rencontrer ces limites. Nous sommes tous liés les uns aux autres. Fondamentalement, nous sommes un seul corps, un seul esprit. Essayons donc du mieux possible de nous entraider plutôt que de nous moquer les uns des autres. Ouvrons-nous à nos limites mutuelles. Pour ce faire, vous pouvez vous aider du questionnaire précédent «faisons la paix» et rechercher dans les pages à venir les limites qui semblent vous correspondre. Autrement, le fait de lire régulièrement ce chapitre peut progressivement apporter plus de clarté, de conscience et de paix. Il est généralement reconnu qu’il y a sept portes ou sept filtres principaux sur notre conscience. Dans les enseignements indiens, ces portes sont appelés des chakras. Ce sont des centres énergétiques en relation avec les glandes endocrines. En fonction de notre état d’esprit, l’énergie circule plus ou moins bien au niveau de chaque chakra et dans la partie du corps correspondante. Le chakra est alors plus ou moins équilibré, plus ou moins ouvert. L’ouverture des chakras régit aussi la façon dont nous expérimentons notre vie. Ce sont des centres énergétiques qui sont en quelque sorte des «ponts» entre le monde intérieur et le monde extérieur. C’est bien notre état d’esprit qui conditionne notre réalité. Plus notre esprit est fermé et plus notre réalité risque d’être difficile. Plus notre esprit est ouvert et plus la vie peut nous apparaître douce. C’est pour cela par exemple que tant que nous ne supportons pas certains types de personnes, nous serons toujours confrontées à elles. Dès que nous réglons notre problème, ces personnes «disparaissent» de notre réalité. Avez-vous déjà remarqué ce phénomène dans votre vie? Par ailleurs, grâce à ces «ponts», lorsque il n’y a plus aucun mensonge en soi, la vérité s’exprime de toutes parts. C’est ce que l’on appelle des états de synchronicité. C’est ce qui explique que parfois la vie nous apparaisse absolument magique, avec ses coïncidences. Tout est en correspondance. L’existence entière semble nous répondre. Corps et esprit sont les deux facettes d’une même réalité. Plus nous ouvrons notre esprit, plus notre corps est vaste. Tout est en soi, ici et maintenant. On voit donc qu’il est possible à partir du corps et de l’énergie de faire un travail sur l’esprit. Et inversement, on peut à partir de l’esprit faire un travail sur le corps et l’énergie. Travailler sur les deux plans en même temps est en fait idéal. Toutefois, je m’attache plus dans ce document à la connaissance de soi, au travail sur l’esprit. De mon point de vue, quoi que l’on fasse pour s’ouvrir à son Corps, quel que soit notre chemin ; il est préférable de commencer par clairement identifier ses limites afin que l’ego soit désarmé. Plus nous cessons de résister à notre vérité, plus notre esprit s’ouvre et l’énergie (la vie) circule à nouveau librement. Afin de mieux répartir logiquement nos limites, je me suis inspirée de la classification relative aux chakras, donnée dans l’ouvrage «Pocket guide to Chakras» La première porte - le chakra Muladhara (entre l’anus et les organes génitaux): Ce premier chakra est en quelque sorte notre pilier intérieur et il est très important. Il dépend de l’amour inconditionnel reçu pendant la petite enfance et des impressions laissées lors de cette enfance. Il conditionne notre manière d’être «bien dans notre peau» et de nous sentir à l’aise avec le monde extérieur, et à l’aise dans notre façon de gérer tout ce qui est d’ordre matériel et financier. Il conditionne aussi nos peurs. Ainsi, le fait d’avoir été désiré ou pas, d’avoir été accepté ou pas, d’avoir vécu des expériences positives ou pas, va conditionner notre solidité intérieure, notre image personnelle, notre rapport au corps. Cela a aussi une incidence sur le besoin de se construire d’autres supports pour arriver à s’aimer (le pilier de la réussite professionnelle, le pilier de l’argent, le pilier de l’amour sentimental, le pilier de la bonne personne, le pilier de la personne savante, intelligente, sage, altruiste, etc.). 1. Questions relatives à l’acceptation de soi. Peut-être n’avez-vous pas été désiré ou aimé en tant qu’enfant. Si c’est le cas, pouvez-vous accepter les émotions liées à cette situation? Pouvez-vous accepter le manque d’amour de vos parents ou le fait qu’ils vous aient mal aimé? Pouvez-vous accepter votre déception, votre tristesse, votre colère, votre haine? Pouvez-vous accepter de ne pas les aimer, de leur en vouloir profondément? Toutes vos émotions sont légitimes. Observez-les intérieurement. Ouvrez-vous à elles. Ce n’est qu’une fois réconcilié avec ses émotions, que l’on peut pardonner et comprendre que chaque personne qui nous blesse a aussi son poids et ses limites. Nous ne sommes pas obligés de bien nous entendre avec la personne blessante, mais dans notre cœur, nous avons fait la paix avec elle. Elle ne nous dérange plus. Qu’est-ce que vous n’aimez pas de vous-même? Est-ce que le fait de ne pas vous aimer fondamentalement ou de ne pas aimer certains aspects de vous-même a une incidence sur le choix de vos amis ou de vos partenaires? Est-ce que cela conditionne la façon dont vous acceptez ou pas les autres, et la façon dont vous les traitez? Généralement, c’est parce qu’on ne supporte pas ses propres faiblesses que l’on rejette celles des autres. Lorsque l’on n’est pas réconcilié avec sa propre incompétence dans certains domaines, on va rejeter l’incompétence des autres. Lorsque l’on ne peut pas se supporter inactif, on ne peut tolérer l’inactivité chez les autres, etc. Celui qui ne s’aime pas vraiment est souvent arrogant et agressif. Il a tendance à dévaloriser autrui, à afficher une supériorité, et à faire en sorte qu’autrui se sente inférieur. On se sent effectivement toujours «moins bien» en présence de quelqu’un qui a un complexe d’infériorité/supériorité. En revanche, on se sent toujours sur un pied d’égalité et à l’aise avec quelqu’un qui n’a pas ce problème. Quels aspects de vous-même n’acceptez-vous pas? Aimez-vous votre corps? Pouvez-vous accepter de ne pas aimer votre corps? Paradoxalement, accepter de ne pas s’aimer est déjà une réconciliation. On ne résiste plus à qui l’on est. Pouvez-vous accepter de ne pas être sûr(e) de vous? Pouvez-vous accepter de ne pas être aimé(e) à cause de votre corps, en comprenant bien que les personnes qui vous aimeront tel(le) que vous êtes auront une véritable connexion de cœur avec vous. Cela évite bien des relations superficielles. Etes-vous au contraire trop identifié(e) à votre corps et à sa beauté? Dans quel piège cela vous enferme-t-il? Quelles incidences cela a-t-il au niveau de vos relations et de votre ouverture aux autres? Avez-vous des relations superficielles, intéressées, ou de véritables relations de cœur? Etes-vous narcissique? Avez-vous besoin de plaire et de séduire? Etes-vous sensible aux flatteries? Qu’est-ce que cela cache? Votre propre manque d’amour? Moins on s’aime, et plus son attention se resserre sur soi-même. On est alors soit égoïste, soit narcissique, soit, à l’inverse, faussement altruiste. Vous aimez-vous? Quel est le visage avec lequel vous ne vous êtes pas vraiment réconcilié? Etes-vous superficiel, avide de pouvoir, arrogant, manipulateur, voleur, tueur, pervers, orgueilleux, faux? Préférez-vous mentir plutôt que de faire face à la réalité et assumer vos responsabilités? Etes-vous incapable de vous remettre en question et préférez-vous, de ce fait, accuser les autres? Est-ce que vous vous créez des excuses pour justifier votre comportement? Avez-vous peur pour votre réputation? Avez-vous peur de paraître ridicule, de paraître inintéressant? Etes-vous sûr de vous, en dépit des apparences? Vous dévalorisez-vous? Rabaissez-vous autrui? Etes-vous trop sûr de vous? Imposez-vous aux autres votre «façon de voir»? Pensez-vous que vos valeurs sont les seules valables? Acceptez-vous ce qui est différent de vous? Respectez-vous ceux qui sont différents de vous? Jouez-vous un jeu, un personnage? Jugez-vous les gens superficiellement en fonction de leurs apparences? Etes-vous sans gêne, sans complexes, sans retenue? Prêtez-vous de l’attention aux autres? Avez-vous le sentiment d’être «sans cœur»? Ressentez-vous de la jalousie? Avez-vous le comportement d’un enfant gâté habitué à obtenir tout ce que vous voulez et dès que vous êtes confronté à des résistances, devenez-vous dur, accusateur et très critique? Fuyez-vous vos responsabilités? Utilisez-vous les autres? Etes-vous profiteur? Jouez-vous à la victime? Etes-vous centré sur vous-même? Ecoutez-vous les autres? Etes-vous à l’écoute des besoins des autres? Etes-vous égoïste? Etes-vous fermé? Cherchez-vous par tous les moyens à dominer l’autre, même subtilement? Etes-vous faussement modeste? Etes-vous faussement généreux? Jouez-vous faussement à la personne de cœur? Cherchez-vous à prouver à vous-même et aux autres que vous êtes une belle personne? Etes-vous plein de vanité? Pouvez-vous accepter de ne pas réellement donner ou faire des efforts pour les autres? Supportez-vous le bonheur des autres? Etes-vous «rabat-joie»? Etes-vous toujours insatisfait? Vous plaignez-vous sans cesse? Etes-vous gêné d’être heureux? Osez-vous exprimer vos talents librement? Avez-vous peur de déranger? Etes-vous rigide? Voulez-vous imposer votre façon de faire? Etes-vous perfectionniste? Croyez-vous que le monde ne tournerait pas rond sans vous? Voulez-vous tout contrôler? Abusez-vous de vos pouvoirs? etc. Et alors? Si votre ego a telle et telle caractéristique, c’est qu’il a sûrement beaucoup de raisons d’être comme il est aujourd’hui! Pardonnez-vous. Rappelez-vous que cela provient de votre blessure. Pouvez-vous maintenant vous ouvrir à vos limites et les rencontrer? Il y a des schémas comportementaux dans lesquels nous sommes piégés par l’habitude. Ne cherchons pas à les éliminer radicalement. Continuons de les accepter, de les accueillir, et essayons du mieux possible de les reconnaître dans notre quotidien. Généralement, nous ne pouvons pas accepter nos ombres car nos mécanismes de défense nous en empêchent. Ainsi, la première chose que l’on rejette de soi est sa fragilité. Elle nous met en péril. En s’ouvrant à sa vérité et à sa vulnérabilité, nous avons peur d’être «nu» et blessé. Pour arriver à faire face à la vie et éviter les blessures, nous revêtons au contraire un manteau qui nous permet de nous protéger et avec lequel nous pouvons nous sentir à l’aise. Cela peut être le manteau de la bonne personne, celui de la personne amusante, de la personne forte, de la personne «cool», sage, courageuse, intelligente, cultivée, généreuse, travailleuse, aimante, altruiste, authentique, bien, attentionnée, etc. Or, cette image n’est pas toujours totalement vraie. C’est une personnalité d’emprunt à laquelle on s’est parfois tellement identifiée qu’il serait insupportable de la remettre en question. Dans certains cas, il est impossible de voir son mensonge et son jeu. Et cela doit être respecté. En plus, quiconque oserait s’attaquer à cette structure alors que la personne n’est pas prête, risque d’être confronté à un comportement agressif, critique et culpabilisant. Lorsque le mental est en péril, nous trouvons tous mille et une façons d’accuser l’autre plutôt que d’essayer de comprendre et d’avoir un dialogue ouvert. La personne «bien», l’intellectuel, le «cool», le bien-pensant, le positif, l’idéaliste, le «pur», le spirituel, tous ceux qui estiment faire partie du «bon» camp, auront plus de mal que les autres à se remettre en question car ils sont sûrs de leurs valeurs et leurs arguments sont en général irréprochables. Plus on sait ce qui est bien, moins on peut lâcher prise avec ses valeurs et ses certitudes pour réellement s’ouvrir. Or, la libération est au delà du bien et du mal. Quelles sont vos valeurs? Limitent-elles votre ouverture à tout ce qui est différent? Portez-vous un regard très critique à l’égard de ceux qui ne vous semblent pas suffisamment ouverts, bons, ou purs? Posez-vous la question: qu’est-ce que la véritable ouverture? Qu’est-ce que le véritable cœur? Qu’est-ce que la pureté? Ceux qui ont beaucoup de mal à s’ouvrir à eux-mêmes et à être vulnérables sont aussi parfois identifiables par le fait qu’ils ne supportent pas généralement la douceur, la gentillesse et la fragilité chez les autres. Ils y voient facilement des signes de fausseté ou de faiblesse. Ils ne sont pas réconciliés avec leur féminité. De la même manière, ceux qui ne sont pas réconciliés avec leur masculinité, ne supportent pas la force de caractère, les comportements fermes et autoritaires. Ils y voient très rapidement des signes d’agressivité, de manque de douceur et d’amour. Quel est donc le pilier que vous vous êtes construit pour vous rassurer et ne pas avoir à vous ouvrir à vous-même? Qu’essayez-vous de cacher ou de prouver? Identifiés à une certaine personne, nous évaluons, jugeons et comparons facilement. Nous pouvons aussi être très critiques et même intolérants à l’égard de ceux qui ne sont pas comme nous. Et souvent, sans qu’elle soit reconnaissable, la jalousie s’immisce dans nos comportements. Tout ceci est totalement normal. Tant que nous n’aimons pas fondamentalement qui nous sommes, nous nous comparons et ressentons de la jalousie. Et ceci est, que vous le voyiez ou pas, le cas de presque chacun d’entre nous. Cette comparaison et le sentiment de jalousie sont parfois imperceptibles mais ils sont tout de même présents. Cessons de résister à la vérité du moment présent. Voyons le pilier qui est le nôtre et ce qu’il cache. Cette vérité nous aidera à construire notre véritable pilier intérieur. Dis moi, joli cœur, sais-tu où est ton bonheur?
Ce pilier intérieur est aussi la porte pour s’ouvrir aux autres. Comment pourrions-nous accepter les autres si nous ne nous sommes pas acceptés nous-même? Il apparaît clairement que ce qui n’est pas accepté chez autrui renvoie donc à ses propres ombres. L’autre est un miroir. Lorsque l’on projette sur quelqu’un qui s’affirme un manque d’humilité, c’est peut-être parce que l’on refoule son orgueil ou que l’on n’arrive pas à affirmer pleinement ses qualités. Si l’on n’accepte pas les gens inintéressants et ordinaires, c’est peut-être parce que la banalité en soi est inacceptable. Si l’on n’accepte pas d’être critiqué, c’est peut-être parce que l’on a besoin d’être reconnu et que l’on doute de soi. Bien sûr, tous les cas sont personnels et différents. Il n’existe pas de rapprochements types qui impliqueraient qu’à telle projection corresponde tel problème. Le miroir n’est jamais absolument symétrique. Si l’on ne supporte pas les arrogants, cela ne veut pas dire que soi-même on est arrogant. Cela renvoie à un autre problème, peut-être celui de la confiance en soi. Si donc l’on veut bien faire un effort d’honnêteté, même si parfois cela fait mal de se mettre à nu, on verra que ce qui est à changer et à accepter, ce n’est pas l’autre mais soi-même. Mais ne nous méprenons pas. L’acceptation de soi et d’autrui ne signifie pas l’acceptation passive et soumise à tout ce qui est. D’ailleurs, si vous avez déjà en vous un fort sentiment de culpabilité, prenez garde de ne pas toujours penser que les problèmes viennent de vous. Ne soyez pas excessivement tolérant à l’égard des autres et très critique à votre égard. Ne vous enfermez pas non plus dans une conception idéaliste et illusoire de la spiritualité qui vous empêcherait d’être naturel. Il y a parfois des limites à fixer et des distances à prendre. Il y a des choses à ne pas tolérer. Il y a des colères à exprimer. Il y a des droits à défendre. Et cela aide souvent à ne pas se sentir frustré et à remettre chaque personne à sa place. Cela peut être bénéfique pour tout le monde. Mais cela n’empêche pas, dans son cœur, de comprendre et d’accepter fondamentalement autrui. Je sais que certaines personnes ont tendance à penser qu’il faut accepter passivement tout ce qui nous arrive dans la vie car c’est le divin qui nous l’envoie. Mais lorsque vous faites la queue pour acheter un billet de train et que dix personnes vous passent devant, croyez-vous qu’il faille accepter cette situation sans réagir? L’existence peut nous faire vivre certaines situations pour apprendre aussi à dire non. L’existence ne cherche-t-elle pas avant tout à nous apprendre à rester naturels et à nous libérer de nos peurs? 2. Questions relatives à l’acceptation des autres. Qu’est-ce que vous reprochez aux autres? Qu’est-ce que vous n’acceptez absolument pas chez les autres? Qu’est-ce qui vous irrite, vous énerve? Restez-vous ouverts aux personnes qui ont des points de vue et des valeurs différentes des vôtres? Avez-vous tendance au fanatisme, à l’admiration excessive de quelqu’un? Pourquoi? Faites-vous aisément des comparaisons? Quelles sont les personnes dans votre entourage avec qui vous avez ou avez eu des difficultés, des conflits? Quels sont les acteurs politiques, économiques, historiques, religieux, etc., que vous ne supportez pas? Qui rejetez-vous? Est-ce fondé? Il est naturel d’avoir plus ou moins d’affinités avec certaines personnes et même de ne pas s’entendre avec certains individus, mais lorsque vous éprouvez un rejet d’une personne pour la seule raison qu’elle fait partie d’un groupe que vous n’aimez pas, ceci n’est plus naturel. Vous n’aimez pas les «noirs»? vous n’aimez pas les «blancs»? vous n’aimez pas les «jaunes»? vous n’aimez pas les bourgeois? vous n’aimez pas les «cool»? vous n’aimez pas les sportifs? vous n’aimez pas les intellectuels? vous n’aimez pas les spirituels? vous n’aimez pas les matérialistes? vous n’aimez pas les gens de droite? vous n’aimez pas les gens de gauche? vous n’aimez pas les musulmans? vous n’aimez pas les juifs? vous n’aimez pas les américains? vous n’aimez pas les «intouchables»? vous n’aimez pas les «purs»? vous n’aimez pas les hyper-actifs? vous n’aimez pas les oisifs? etc. Réfléchissez, quels sont les groupes que vous rejetez? Ce n’est pas parce que certaines personnes sont différentes de vous par leurs comportements ou leurs pensées que ce ne sont pas des personnes respectables. Jusqu’à présent, vous pensez que votre vision des choses est la bonne et que de ce fait, vous êtes en droit de juger et d’exclure tous ceux qui ne sont pas comme vous ou qui ne pensent pas comme vous. Mais ceci est votre conditionnement, votre limite, reconnaissez-la simplement comme telle, et voyez-la chaque fois qu’elle se manifeste dans votre vie. Car on ne peut pas se réconcilier avec soi-même si l’on aime à moitié, ou plus exactement si l’on s’aime à moitié. Envers qui avez-vous des a priori? Cachez-vous une certaine forme de fermeture à l’égard de certains individus, groupes ou classes sociales? Si c’est le cas, vous aurez tendance à rejeter les personnes qui semblent fermées (par exemple: la personne qui ose exprimer librement son opinion sur les travers d’une société). Or, nous devrions pouvoir parler de tout librement. Les critiques ne sont pas des signes de fermeture. Aucun peuple, aucune société n’est parfaite. Chaque culture, chaque société a ses qualités et ses limites propres. A ce niveau-là encore, ne nous cachons pas la face. Et essayons de ne pas être trop susceptibles. Si quelqu’un parle sans se cacher de ce qu’il pense être les travers d’une société, cela ne veut pas dire qu’il la rejette. Bien entendu, nos perceptions sont subjectives, mais cela ne devrait pas nous empêcher de les communiquer. Tant que nous communiquons ouvertement nos points de vue, et sommes ouverts à ceux des autres, nous nous donnons une chance de grandir et d’évoluer. Envers qui êtes-vous fermé? Certaines personnes auront tendance à voir autrui, d’abord au travers de son étiquette (comme la femme de ménage par exemple) et non comme un individu au même titre que n’importe qui d’autre. Est-ce votre cas? J’ai aussi vu beaucoup de «cool» qui ne supportent pas ceux qui n’ont pas les mêmes valeurs qu’eux, des personnes «correctes» fermées à celles qu’elles définissent non correctes, des «altruistes» ne pouvant supporter la foule et le contact d’autrui, des gens dits spirituels rejetant ceux considérés non spirituels, impurs ou négatifs, etc. Quelles sont vos peurs derrière votre fermeture? 3. Questions relatives à l’acceptation du monde. Qu’est-ce qui vous dérange dans le monde? Quels sont vos combats? Il est difficile face aux limites de la société de consommation, à celles du monde politique, face aux abus et atteintes portés aux femmes, aux enfants, aux exclus, face au sort infligé à la nature, de ne pas se sentir révolté et émotionnellement «chargé négativement» contre un certain ordre des choses et du monde. Pourtant, cette attitude négative ne solutionnera rien et ne fera que re-créer de la misère car il s’agit encore d’un combat du «bien» contre le «mal» et l’un n’existe pas sans l’autre, l’un crée l’autre. L’ordre des choses et du monde doit être accepté tel qu’il est. Toutefois, si votre cœur vous parle pour faire tout ce qui est en votre pouvoir pour œuvrer dans un certain sens, alors faites-le, mais ce sera en conscience et en paix avec le monde, pour une certaine cause et non contre un certain ordre. Et si c’est votre tête qui vous pousse à œuvrer et non votre cœur, ne l’écoutez pas ; car agir à contre-cœur n’est jamais source d’harmonie. Quand tous les combats cessent dans nos esprits, même les plus beaux et les plus honorables, tels que les combat pour l’amour, pour la paix, pour l’écologie, que reste-t-il pour empêcher la paix et l’unité? Cesser les combats ne veut pas dire ne plus œuvrer pour de belles causes. Travailler pour la paix, œuvrer pour l’environnement, défendre les droits des plus défavorisés peut être l’expression naturelle de soi, et en ce sens, générer de l’harmonie. Mais si au contraire œuvrer pour le «bien» est le fruit d’un combat dont la source n’est pas l’amour mais le mental (et donc la peur), cela produira le contraire du but recherché. Imaginons donc le monde et acceptons-le totalement tel qu’il est, avec ses injustices, avec sa pollution, avec sa négativité, avec ses guerres, avec tous ses acteurs que nous n’aimons pas. En ré-intégrant le monde en soi, nous nous donnons une chance de nous guérir de notre séparation et donnons aussi une chance au monde de se guérir de ses maux. Plus nous résistons et avons peur des maux du monde, et plus nous leur donnons de la force. 4. Questions relatives aux peurs irrationnelles. Quelles sont vos peurs? De quoi êtes-vous avide? Dans quels domaines voulez-vous toujours plus? Avez-vous peur de manquer d’occasions de pouvoir faire plus ou mieux les choses? Pourquoi avez-vous peur de passer à côté d’opportunités? Ressentez-vous une avidité incontrôlable à voir, expérimenter, avoir et faire toujours plus de choses (que ce soit dans le domaine de l’éducation des enfants, lors de voyages, d’enseignements, d’apprentissages, d’expériences diverses, etc.)? Quel est ce manque en vous qui vous rend avide? Est-ce que ce même manque vous rend possessif? Quelles conséquences a votre possessivité? Lorsque nous avons perdu le contact avec notre nature profonde, nous sommes dans l’avidité et parfois dans l’angoisse. Il y a un manque en nous, quelque chose qui n’arrive pas à se détendre. Nous cherchons donc à l’extérieur, dans des activités multiples ou dans un partenaire idyllique, ce que nous avons déjà à l’intérieur de nous. Rappelons-nous qui nous sommes vraiment. Ayons foi en cela. La vie nous apportera exactement ce qu’il nous faut (pas toujours ce que l’on croit nous être indispensable!), si nous savons nous détendre. Sachons donc vivre le moment présent. Les peurs dont je parle dans ce paragraphe ne concernent pas les peurs naturelles (par exemple, s’inquiéter si son enfant s’approche du vide) mais les peurs irrationnelles qui n’ont pas de réelle justification dans le présent et qui sont en relation avec des conditionnements ou des systèmes de pensée. Par exemple, vous n’osez pas étudier la philosophie car vous pensez que cela ne vous permettra pas d’avoir un bon métier et de gagner suffisamment d’argent ; ou alors vous voulez convaincre des personnes, des membres de votre famille, des amis, d’adopter votre manière de penser car vous pensez que c’est indispensable pour leur vie et leur bonheur ; ou encore, vous n’osez pas changer d’orientation professionnelle car vous vous inquiétez pour votre retraite, etc. Comme nous l’avons vu précédemment, rien n’existe dans la Création sans son contraire. En ce qui concerne les peurs, la répulsion n’existe pas sans l’attraction. On attire ce que l’on rejette. Si donc l’on a une peur très puissante, elle risque de créer l’événement nous confrontant à cette peur. Il semble donc important de pouvoir regarder nos peurs en face et de les accepter . Avez-vous peur de perdre votre emploi? Avez-vous peur de manquer d’argent? Avez-vous peur du regard des autres? Avez-vous peur des confrontations? Avez-vous peur de vous retrouver seul(e)? d’avoir un cancer? de mourir de telle et telle façon? de votre insanité? Avez-vous peur que vos enfants ne réussissent pas? Avez-vous peur qu’ils soient victimes d’un pédophile? Avez-vous peur d’être violée? Avez-vous peur d’avoir un accident? Avez-vous peur d’échouer? de faire des erreurs? de faire face à la réalité et de sortir de votre cocon? Avez-vous peur d’une crise mondiale? Avez-vous peur que telle personne, tel groupe, tel parti, tel pays devienne puissant? Avez-vous peur qu’en vous ouvrant aux autres ils en profitent pour vous blesser? Avez-vous peur d’avoir peur? Pour vous aider à guérir vos peurs, rencontrez-les. Voyez intérieurement ce à quoi elles vous renvoient. La peur de l’avion renvoie par exemple à la peur de la mort. La peur du regard des autres fait souvent référence à sa propre culpabilité, au rejet de soi. Observez à l’intérieur de vous-même ce que vous rejetez et ouvrez-vous à ce que vous rejetez. Sentez-vous dans votre ventre à quel point il est difficile de s’ouvrir à sa peur? Lorsque celle-ci est profonde, elle crée une tension dans le ventre. Ressentez totalement cette tension et vos émotions. Ouvrez-vous totalement à elles, jusqu’à ce que toutes vos résistances aient disparu. Cela peut prendre du temps. S’il le faut, imaginez la situation que vous rejetez. Répétez-vous: «plus que tout, je souhaite que cette situation n’arrive pas mais si elle devait arriver, je l’accepte». Respirez dans votre ventre et continuez de vous ouvrir à votre peur jusqu’à ce que vous l’ayez traversée. Que reste-t-il alors? La paix? Revenez ainsi à votre silence intérieur et voyez si réellement votre peur est légitime? Ce silence intérieur n’est-il pas votre refuge? Peut-il être affecté? De quoi avoir peur? Nos pensées ne sont que du vent. Pourquoi s’inquiéter de l’avenir qui n’existe pas encore? Pourquoi avoir peur en relation à un passé qui n’est plus là? Chaque journée est totalement nouvelle, une renaissance. Pourquoi s’inquiéter de voix, de monstres qui n’existent que dans la tête et qui ne sont que des peurs, la non-acceptation de soi? Revenez à votre silence intérieur. Ne voyez-vous pas que rien, ni même la mort ne peut affecter ce que vous êtes fondamentalement? De quoi avoir peur? Peut-être de la façon dont vous mourrez? Mais même dans les cas de mort violente, rappelez-vous que l’esprit ne peut supporter la douleur. Il quitte le corps automatiquement. Vous êtes éternel, et à l’intérieur de vous, il y a une force qui vous soutient au delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Faites confiance à cela. Si vous cessez de résister à vos peurs et rétablissez le contact avec votre source, vous verrez la vie sous un angle nouveau. Tout ce qui vous empêchait de faire telle et telle chose risque de s’évanouir comme par magie. Respirez, soyez léger. Vous n’avez rien à craindre. Lâchez le contrôle. Revenez au silence. C’est la meilleure assurance-vie qui soit! Toutefois, le fait de faire face à ses peurs et de lâcher le contrôle ne veut pas dire que l’appréhension disparaîtra totalement ou tout de suite. Acceptons aussi cela. Laissons le temps au temps. Examinons encore un peu les peurs qui nous limitent. Parfois, nous avons tendance à remettre à plus tard certaines décisions ou certaines actions qui nous font peur. Est-ce votre cas? Souvent, plus on attend et plus la peur ou la résistance s’amplifie. Pourquoi ne pas «plonger» tout de suite? Dépasser ses appréhensions, aller de l’avant vers toutes les nouvelles expériences de la vie, est une magnifique opportunité pour apprendre, grandir et s’épanouir. Toutefois, lorsque cela n’est pas possible, sachons aussi ne pas résister à la résistance! Il y a également une peur tenace qui peut nous faire passer à côté de notre épanouissement, c’est la peur de l’ennui. Un ami qui visitait une maison totalement ouverte dans les bois eu soudain un étrange sentiment. Cette maison représentait son rêve, son paradis, ce qui le comblerait. Mais une peur prit possession de lui. Et après? Que se passe-t-il lorsque l’on est comblé? Lorsque l’on trouve ce qui nous comble, tout s’arrête. Est-on prêt à tout arrêter? Il n’y a plus de quête, il n’y a plus de désirs, il n’y a plus en quelque sorte le «piment» de la vie. Faire face à soi-même, cela fait peur. Cela déroute. Cela paraît ennuyeux. Notre structure mentale est tellement habituée au mouvement que lorsque le mouvement s’arrête parce que l’on se rapproche de ce qui nous comble, on peut faire marche arrière de peur de s’ennuyer ou je dirai même de peur de devenir inintéressant. Pouvez-vous faire face à votre ennui? Pouvez-vous accepter l’ennui? Celui qui peut l’accepter ne s’ennuiera plus jamais. Pouvez-vous accepter de paraître ennuyeux, inintéressant, ordinaire? Cette histoire est intéressante car elle nous montre comment en fait nous nous fuyons nous-même. Avez-vous peur de vous-même? Nous avons peur de nous-même mais aussi de tout ce qui est différent de soi. Paradoxalement, même chez les personnes dites religieuses ou spirituelles, cette peur est présente. Beaucoup d’entre elles se protègent, s’isolent du camp ou des gens qu’elles considèrent impurs ou négatifs ou même simplement différents. Ce sont souvent les «juges» les plus impitoyables. Or, tant que nous ne sommes pas, dans la profondeur de notre cœur, l’ami de «l’intouchable», du juif, du musulman, de l’hindou, du chrétien, du bouddhiste, du non-spirituel, etc., comment pourrions-nous être l’ami de nous-même? Comment au nom du divin, au nom de l’Un, pouvons-nous exclure et rejeter? Comment au nom de l’Amour pouvons-nous agir contre l’Amour? Tant que nous nous isolons de certaines branches de notre arbre, nous nous coupons de notre sève divine. Faites-vous partie de ceux qui excluent au nom du divin, de la conscience ou de la pureté? Dans une certaine mesure, il peut être compréhensible de se protéger des gens que l’on sent négatifs pour soi. Surtout si l’on se sent fragile ou prêt à retomber facilement dans certains pièges ou certaines faiblesses. Mais il ne faudrait pas aussi perdre de vue que la profonde acceptation de toutes sortes de négativité et de gens «négatifs», l’acceptation de sa vulnérabilité, l’abandon de ses mécanismes de défense, est le saut vers Soi. Celui qui se protège trop ne pourra jamais s’ouvrir à lui-même. N’oublions pas que nous cheminons tous vers la contrée du cœur, et que ce cœur ne peut pas être exclusif et sectaire. Enfin, il y a un domaine où nos peurs sont tenaces. C’est le domaine des biens matériels et de l’argent. Cela constitue un pilier rassurant et certains s’y attachent de manière totalement maladive et irrespectueuse. Quel rapport avez-vous avec les biens matériels et l’argent? Détachement? attrait important? moyen de prouver aux autres votre importance? moyen de prouver votre générosité? moyen de manipuler et d’exercer un pouvoir sur autrui? besoin d’accumuler? peurs irrationnelles? difficultés à partager ou à donner? attitude de suspicion à l’égard des comportements généreux? attitude paranoïaque, croyant que l’on veut vous voler ou abuser de vous? ou au contraire, dépensez-vous sans calculer, en mettant en péril votre propre sécurité? Pourquoi rejetez-vous l’argent? Pourquoi au contraire lui donnez-vous tant d’importance? Rien n’est plus complexe que le rapport à l’argent. On a parfois tendance à trouver mille bonnes raisons pour justifier son comportement. Quelles sont vos bonnes excuses, vos ruses et vos jeux dans ce domaine? L’argent en lui-même n’est pas sale, mais son attitude vis-à-vis de lui n’est pas claire. Ne le diabolisons pas. Faisons en sorte que rien ne soit tabou. Plus nous serons légers à l’égard de toute chose et moins nos vies seront sous l’emprise de ce que nous rejetons ou désirons plus que tout. La relation à l’argent est je pense un des problèmes principaux à régler, ainsi que le complexe d’infériorité/supériorité, et le rapport à la sexualité. La deuxième porte - le chakra Svadisthana (entre les organes génitaux et le nombril):
concerne la sexualité, la sociabilité, l’amitié, les désirs en tout genre. 1. Quels sont vos désirs, vos attentes, vos besoins, vos dépendances? Tant que nous sommes dépendants de certaines choses (besoin d’être compris, besoin d’être aimé, besoin d’être soutenu, besoin d’être aidé, besoin de reconnaissance, besoin de prouver, besoin de gratitude, besoin de tranquillité, besoin de ne pas être dérangé, besoin d’amis, besoin de vie trépidante, etc.), le bonheur est toujours conditionnel et l’on sera toujours déçu. On reprochera toujours à l’autre ou à la société quelque chose. Que reprochez-vous aux autres? Quels sont vos besoins? De quoi votre bonheur est-il conditionnel? Croyez-vous vraiment que demain vous serez plus heureux si vous changez de partenaire, si vous avez plus d’argent, si vous déménagez? Croyez-vous que vous saurez davantage apprécier la vie lorsque vos enfants seront grands, lorsque vous serez à la retraite, etc.,? On peut ainsi passer à chaque instant à côté du bonheur simple, celui d’arriver à se faire plaisir au quotidien et d’apprécier la vie avec ses hauts et ses bas. Quelles sont vos attentes? Quelles sont vos illusions? A quoi êtes-vous attaché? Quelles sont vos cordes? Pouvez-vous voir comment lorsque nous rétablissons le contact avec notre silence intérieur, notre source, tous nos besoins, toutes nos attentes, sont perçus différemment. Ils n’ont en réalité qu’une importance relative. Bien entendu, nous pouvons avoir des attentes, des préférences, mais si la vie ne nous les amène pas, ce n’est pas grave car ce n’est pas ce qui fondamentalement conditionne le bonheur. Le bonheur est déjà là, en nous. Sachons nous abreuver à notre propre source. Prenons un peu de temps pour nous. 2. Qu’est-ce qui vous empêche d’être «cool» et adaptable? Si vous avez des difficultés d’adaptation, qu’est-ce qui vous limite? Quelles différences n’acceptez-vous pas? Quelles sont vos valeurs? Sont-elles flexibles? Plus nos valeurs sont rigides et plus nous tombons dans le piège du jugement. Dans quels domaines considérez-vous que vous avez les bonnes définitions et pensez avoir raison? Voyez-vous que parfois vous n’écoutez absolument pas les autres et que vous ne supportez pas d’apprendre des autres? Pourquoi? Que voulez-vous «à votre manière»? Quelles ont été les situations difficiles pour vous? A quelles situations n’avez-vous pas pu faire face? A quoi résistez-vous? 3. Quels sont vos boutons détonateurs? Quels sont les mots et les situations qui vous font réagir ou exploser? Quels jugements erronés et injustes à votre sujet ne supportez-vous pas? Quel rapport avez-vous à la colère? Au sujet de la colère, il y a une anecdote indienne relatant l’histoire d’un serpent qui va voir un sage en lui demandant comment faire pour vivre heureux. Le sage lui conseille d’arrêter de mordre les autres. Le serpent met les conseils du sage en pratique mais revient peu de temps après, blessé et agonisant. Il explique au sage qu’il a essayé d’être gentil et d’accepter les attaques des gens du village mais désormais plus personne n’a peur de lui et on lui lance en permanence des pierres. Le sage lui répond amusé qu’il lui a conseillé d’arrêter de piquer mais cela ne l’empêche pas de se faire respecter et de leur faire peur. Il semble légitime et naturel de se défendre lors de disputes ou de désaccords. Par contre, il y a sûrement une manière de faire et de parler dans nos conflits qui fait que l’on ne piquera plus autrui: Au lieu de dire «tu es….» ne vaut-il pas mieux dire «je me sens...»? «Tu es mesquin» pourrait alors être remplacé par «je me sens meurtrie», «tu es bête» par «je ne comprends pas ton attitude», etc. Si le «je» remplace le «tu», le conflit n’est plus une attaque et un jugement. Il est l’expression d’une incompréhension et pourra sûrement évoluer plus positivement. Bien sûr, on ressent aussi parfois le besoin de reprocher clairement à l’autre tout ce que l’on a sur le cœur. Et cette attitude est aussi saine lorsqu’elle apparaît comme la seule façon de se faire comprendre. Observez le comportement des parents avec leurs enfants. Ils sont d’abord généralement doux et ont recours au dialogue. Mais si les enfants ne comprennent pas après maintes tentatives, c’est la manière ferme et autoritaire qui va primer. Et lorsque avec certaines personnes, quoi que l’on fasse, toute entente est impossible et que de manière répétée, ce ne sont que jugements et conflits, il vaut mieux prendre de la distance tout en étant cependant, au fond de son cœur, en paix avec autrui. J’ai pu remarquer que l’expression de la colère prenait une tournure positive lorsque: chaque partie, chacune à son tour, exprime sa colère et ses reproches, Quand l’un exprime sa colère, l’autre doit écouter sans intervenir et lorsque c’est fini, c’est au tour de la deuxième personne de s’exprimer librement dans un espace ouvert sans être interrompu. Bien sûr, il est difficile de ne pas réagir immédiatement aux accusations et aux reproches que l’on ressent injustes. Mais l’attente, la patience et l’écoute sont absolument nécessaires pour créer un espace sain où la colère de chacun peut s’exprimer librement, fortement et sans dangers. Cela a généralement des résultats beaucoup plus fructueux que lorsque nous nous laissons emporter par des répliques immédiates. On se sent écouté et tous les reproches peuvent se libérer. L’autre personne a une chance égale pour être totalement écoutée et totalement libre d’exprimer sa colère comme elle le souhaite. 4. Quel est votre rapport à la sexualité? Quels sont vos gênes et vos tabous? Qu’avez-vous à prouver dans le domaine sexuel? La sexualité est un domaine où la plupart des religions ont une position très moraliste et rejettent la notion de plaisir, mais aussi l’homosexualité, la masturbation, la liberté sexuelle, etc. C’est également un domaine où après des siècles de moralisme, il peut être difficile de se regarder en face sans aucune gêne. Or, en vérité, rien n’est condamnable, tant que cela se fait de plein gré avec son partenaire et sans nuire à celui-ci et à soi-même. Et si certaines personnes ont des désirs ou des fantasmes qui pourraient nuire aux autres, il faut juste les voir, les accepter comme tels sans pour autant les mettre en pratique, leur dire OUI. Même si ce désir est horrible, il a le droit d’être présent dans votre esprit, et il y a sûrement aussi beaucoup de raisons qu’il en soit ainsi. Là encore, chacun est à un certain stade de développement. Aucun stade n’est bien ou mal en soi. Il est ce qu’il est. Et plus chacun de nous vivra ce qu’il(elle) a à vivre sexuellement et librement, plus les refoulements ou dépendances et forces sexuelles résultant des tabous que la société a mis en place s’estomperont. Il arrivera alors peut être, naturellement, un stade où la seule chose dont vous aurez envie, c’est de vous sentir réellement connecté avec votre partenaire, nourri par le cœur. Mais tout doit se faire naturellement et chaque étape est simplement ce qu’elle est. Là encore, il n’y a rien à atteindre. Et si votre mental imagine et a besoin de jouer, amusez-vous. Il n’y a rien de mal à cela. Cela aussi est naturel tant que cela n’enfreint pas les limites du respect. Quand tous les désirs et les besoins de séduction sont ré-intégrés en soi parce qu’on les accepte et qu’on ne leur résiste plus, plus rien n’est considéré malsain (les différents comportements sexuels, la nudité, les tenues excentriques, etc.). Les jugements s’estompent, de même que les désirs ou les vices. L’esprit s’ouvre. Observez comment votre esprit fonctionne lorsque quelque chose est interdit. Prenons l’exemple de la nudité. Celui pour qui la nudité est taboue, sera très critique à son égard et en même temps, il sera fortement attiré par elle, que cela soit admis ou pas. Un corps nu devient alors une image très puissante. Elle peut devenir obsessionnelle. Celui pour qui, au contraire, la nudité est naturelle, aura une attitude saine et plus détachée par rapport au corps et aux désirs. Ce n’est pas tant le corps nu qui sera attirant que la personne en soi. La nudité ne représente plus une image puissante et obsessionnelle comme dans le premier cas. Par ailleurs, ce n’est pas parce que l’on est libre avec son corps que l’esprit est malsain. C’est même tout le contraire qui se passe. Lorsque l’esprit sain voit une belle rose, il regarde sa beauté et ne s’accroche pas à elle. L’esprit à qui l’on a interdit de regarder une belle rose ne pourra pas s’empêcher d’en rêver la nuit et d’y penser régulièrement. Il en est de même en ce qui concerne la séduction. Il est totalement naturel, que l’on soit en couple ou pas, d’être parfois séduit par une autre personne. Lorsque vous regardez une belle œuvre d’art dans un musée, vous êtes admiratif. Vous ne pensez pas «ma femme ou mon mari sont présents donc je ne peux pas admirer ce tableau». Il est naturel d’apprécier les belles choses. Si vous acceptez cela en vous, vous pourrez vous détacher de ce qui vous séduit. Mais celui qui résiste à ses émotions, les transformera plus facilement en désirs inavouables qui peuvent par la suite générer des pensées ou des comportements «déviants». Il en est de même avec les fantasmes sexuels. Ils sont en fait le fruit des interdits. Lorsque tous les interdits sont ré-intégrés dans son esprit, la sexualité mentale perd de son attrait. On peut lui fermer la porte si on le souhaite. Je pense qu’il est important de bien comprendre cette porte des fantasmes et des désirs sexuels. C’est une porte très délicate. Plus on l’ouvre, plus les désirs grandissent, plus les expériences peuvent s’accumuler et moins il peut y avoir de véritable satisfaction car le propre de la sexualité mentale, c’est de vouloir «toujours plus et toujours mieux». Derrière le plaisir peut ainsi se cacher une insatisfaction. Toutefois, il ne faudrait pas non plus fermer la porte des fantasmes par peur ou à cause d’interdits. La sexualité deviendrait autrement obsessionnelle ou refoulée et elle génèrerait des comportements déviants ou intolérants et accusateurs. Si donc vous pouvez fermer cette porte, non pas par peur ou interdits mais parce que vous vous êtes totalement réconcilié avec la sexualité, il est alors je pense préférable de ne plus trop l’ouvrir et de vous reconnecter véritablement avec votre partenaire par le cœur et les sens qui sont l’expression du naturel en soi. Mais pour cela, il faut s’être réconcilié avec la sexualité. Cette réconciliation entraîne une profonde relaxation. Vous n’avez rien à prouver à votre partenaire ou à vous-même dans ce domaine. Vous ne cherchez pas à accomplir des performances, mais à être simplement vous-même. La pornographie ou l’exploit de prouesses sexuelles ne sont pas des signes d’une sexualité libérée. Une sexualité libérée est une sexualité respectueuse, non ambitieuse et non comparative. C’est une sexualité où l’amour, la tendresse et le naturel peuvent s’exprimer. Le problème est surtout pour ceux qui passent d’une sexualité réprimée à une sexualité de plus en plus libre. Enlever le couvercle d’une cocotte minute laisse s’échapper beaucoup de fumée. Les périodes de transition sont souvent des périodes assez provocatrices, peu respectueuses et excessives. Le besoin de liberté et d’expression prime parfois sur le respect. Certaines personnes ont ainsi une expression sexuelle provocatrice ou égoïste. En parallèle, beaucoup d’autres ont pu, grâce à la libération sexuelle, se réconcilier et ré-intégrer leur être sexuel. Ces personnes ne sont plus généralement piégées par la seule apparence ou la beauté. Elles ne sont pas non plus provocatrices. Elles peuvent tout autant être séduites par la vérité et la beauté intérieure d’une personne. Elles sont tout aussi ouvertes à un homme qu’à une femme, bien que naturellement, elles ont des préférences. Elles ont aussi une plus grande maturité dans l’approche des relations hommes/femmes. Combien de fois ai-je remarqué par exemple que cette maturité manquait. Lorsqu’une femme parle ou sourit à un homme comme elle le ferait à une autre femme, elle peut passer pour une séductrice ou une infidèle, et inversement en ce qui concerne les hommes à l’égard des femmes. Pouvons-nous accepter la liberté de certaines personnes de se comporter aussi naturellement avec un homme qu’avec une femme, sans porter de jugements prématurés? La vie évolue de manière dialectique. On s’oppose, on réagit contre quelque chose. Cela crée une contre-force qui va permettre de dépasser certains problèmes et d’évoluer vers la prochaine étape et ainsi de suite jusqu’à ce que l’intégration puisse se faire. Nous apprenons par nos erreurs et c’est ce qui nous permet un jour de véritablement nous réconcilier avec toutes nos facettes et de nous libérer. Soyons donc tolérants dans notre cœur avec les erreurs des uns et des autres, et le stade d’évolution de chacun, quel qu’il soit, réprimé, égoïste, provocateur, rebelle, ou intégré.
La troisième porte – le chakra Manipura (au niveau de l’ombilic): Quelle image avez-vous de vous-même? Connaissez-vous votre potentiel, vos inclinations naturelles? Osez-vous l’exprimer? Qu’est-ce qui vous empêche de l’exprimer? Pouvez-vous reconnaître votre sentiment d’infériorité dans certains domaines et votre besoin d’affirmer une supériorité dans d’autres? Aimez-vous contrôler? Lorsque vous perdez le contrôle ou n’êtes pas dans une situation de supériorité, vous sentez-vous frustré? Exprimez-vous votre frustration parfois très cachée en dévalorisant ou rabaissant les autres? Jugez-vous autrui par peur d’être jugé(e) ou pour échapper aux jugements? Etes-vous trop sûr de vous et manquez-vous d’ouverture? Voyez-vous comment cela peut parfois limiter votre potentiel et vos possibilités d’ouverture vers d’autres expériences et opportunités? A quoi êtes-vous identifié? Quelles sont vos identifications positives et négatives? 1. L’estime de soi et les identifications. Dans beaucoup de domaines, nous nous cachons tellement bien sous différentes identités et rôles qu’il est presque impossible de voir notre vrai visage. Notre jeu est souvent parfait et nous en sommes les premiers piégés. Comment à notre tour piéger notre jeu? En regardant quelles sont les étiquettes à notre sujet que l’on ne supporterait pas? Quelle est la face cachée que vous ne supporteriez pas? Nous portons beaucoup de blessures intérieures qui ne sont pas directement liées à soi mais font partie de l’inconscient collectif. Acceptez-les car le véritable Soi est plus large que votre «moi». Fondamentalement, il n’y a pas de monstres ou de personnes sans cœur. Il n’y a que des blessures très profondes. Quelle résonance les étiquettes suivantes ont-elles en vous: jaloux, faux, injuste, superficiel, hypocrite, arrogant, agressif, violent, égoïste, homosexuel, narcissique, manipulateur, profiteur, intéressé, avare, faible, inintéressant, ennuyeux, bête, avide de pouvoir, manquant de cœur, pervers, méchant, dominateur, sadique, masochiste, pédophile, zoophile, incestueux, etc.? Vous sentez-vous proche ou éloigné d’elles? Sentez-vous une résistance à certains mots? Quels que soient nos visages, nous devons arriver à nous réconcilier avec eux. Tant que nous rejetons dans notre cœur l’une de nos étiquettes, elle se manifestera. Personne n’est vraiment responsable, et en même temps nous sommes tous responsables. La manifestation cesse là où le cœur arrive à comprendre et pardonner. Bien sûr, les actes, en raison de leur gravité, ne peuvent pas être impunis, mais dans le cœur, le pardon et la compréhension peuvent exister. La colère, lorsque l’on est victime d’actes graves, est également tout à fait naturelle et doit s’exprimer de toute sa force, pour ne pas rester refoulée intérieurement. Mais il y a des moyens d’exprimer cette force qui permettront de ne pas rajouter des blessures supplémentaires à qui que ce soit. Comment réagissez-vous en fonction de vos identifications? Si vous êtes identifié au pur, comment jugez-vous les impurs? Vous jugez-vous supérieur? Si vous êtes identifié à la personne forte, comment jugez-vous les faibles? Si vous êtes identifié au gagnant, pouvez-vous tolérer les perdants? Et si vous êtes identifié au perdant, pouvez-vous tolérer, ne pas critiquer et rester ouvert aux gagnants? Par ailleurs, toute identification est réductrice. Si vous vous identifiez à un aubergiste et que les personnes à qui vous venez de parler vont dans l’auberge d’à côté, cela peut vous déranger. Mais pourquoi être dans la rivalité, avoir peur et essayer de trop se protéger? Si vous échouez, cela a aussi du sens. Parfois, cela permet de comprendre ou de faire comprendre quelque chose ou tout simplement d’orienter vers une voie plus adaptée à sa nature. En soi, il n’y a pas d’échec car l’échec a aussi une utilité. Tout est toujours parfait. A posteriori, on peut même remercier certaines personnes d’avoir participé à nos échecs car cela peut nous rendre service pour l’avenir. Quelles sont vos peurs derrière votre besoin de protection? Etes-vous dans la comparaison, la rivalité, la compétition avec des personnes égales à vous-même? Etes-vous identifié à la personne qui sait, ou qui a mieux ou au contraire moins que les autres? Lorsque l’on fait ce qui correspond exactement à soi, avec son style propre, lorsque l’on trouve ce qui nous correspond exactement, on n’est plus dans la comparaison. Il y a une certitude intérieure. Même si les autres autour font «mieux» que soi, cela ne dérange plus car on sait que l’on fait ce qui est vrai et juste pour soi. Pouvez-vous dépasser la recherche du «mieux» et du «parfait» pour ne rechercher que l’expression de ce qui est vrai pour vous? Qu’est-ce qui vous empêche d’exprimer ou de faire ce qui vous plaît? Pouvez-vous reconnaître votre part de responsabilité dans le fait de ne pas mener la vie qui vous plaît? Soyons donc juste nous-mêmes, et ne nous comparons pas. Respectons les choix de chacun. Tout le monde a sa place. Personne n’est supérieur ni inférieur. Nous faisons tous partie d’une même maison et chacun y tient tout simplement un rôle différent. Si tout le monde devenait artiste, nos ventres seraient affamés. Si tout le monde dessinait le même tableau, la vie aurait beaucoup moins d’attrait. Les cuisiniers sont aussi nécessaires que les commerçants, que les philosophes, que les garagistes. Que chaque cuisinier puisse exprimer sa particularité. Que chacun de nous puisse exprimer sa couleur sans chercher à savoir si elle est plus belle ou moins belle que les autres. Cessons de nous juger et de nous comparer et exprimons au contraire nos singularités, sans nous sentir menacés et sans nous protéger à l’excès. Quant à notre singularité, habillons-la de l’apparence qui nous fait plaisir. La vie n’est-elle pas un jeu où rien ne devrait être pris trop au sérieux, ni la «nudité», ni les apparences? Si le superficiel est aujourd’hui l’expression de vous-même, amusez-vous de lui! Riez avec vos masques. 2. Exprimez-vous votre réelle nature? Notre véritable nature a parfois du mal à s’exprimer parce que nous sommes limités par différents facteurs: le regard des autres, notre besoin de conformité et de reconnaissance, de trop grandes désillusions, nos peurs diverses (peur des jugements, de l’échec, de prendre des risques, de s’ouvrir, de l’inconnu, etc.). Rencontrez ces peurs en vous. Ne leur résistez pas. Ces peurs sont normales pour la personne qui a perdu la confiance en sa voix intérieure et en la vie, ou perdu le contact avec sa nature profonde. Elles seront nettement moins fortes lorsque la confiance et le lien avec Soi sera rétabli. L’optimisme, la confiance intérieure, quelles que soient les difficultés rencontrées, finissent toujours par ouvrir les portes. Ne baissez pas les bras. Surtout dans les dernières lignes droites. C’est souvent au moment où les portes peuvent s’ouvrir que l’on est à bout de souffle et prêt à faire marche arrière. Rappelez-vous de cela. La lumière est souvent derrière les ombres les plus épaisses. Nous limitons aussi notre potentiel lorsque notre moyen d’expression est la réaction. Nous pouvons être en réaction contre tout ce qui rappelle nos blessures anciennes par exemple. Si nous avons souffert d’un contrôle trop important et avons eu l’impression d’être oppressé, il y a de forts risques pour que nous fuyions tout ce qui semble limiter notre liberté, notre pouvoir de décision et notre indépendance. Ces réactions freinent pourtant notre potentiel et nous empêchent parfois de trouver le domaine d’expression nous correspondant. Quels sont donc les domaines où vous agissez en réaction? Quel est votre combat? Qu’est-ce qui vous empêche de vous affirmer personnellement? Qu’est-ce qui vous intéresse, vous touche, vous motive, vous fait rêver? Votre nature a forcément quelque chose à exprimer. Cela peut être très simple mais cela existe sûrement. Et cette re-connexion à vous-même peut vous apporter beaucoup de joie intérieure. 3. Pouvez-vous reconnaître, accepter et exprimer vos qualités? Au milieu d’un groupe de chants, une jeune fille s’est un jour levée pour danser. Certaines personnes pensèrent qu’elle cherchait à se faire remarquer et la critiquèrent. Bien sûr, elle était fière mais aussi courageuse et gênée d’être au milieu de la scène. Or, cette fierté n’est-elle pas naturelle? Et quoi de plus beau que son comportement? Elle a envie de danser et elle danse. Elle en retire une fierté et le plaisir de montrer sa danse. Est-ce que ceci n’est pas naturel? C’est ce que font souvent les enfants. Ils vous montrent leurs beaux dessins, leurs belles danses, leurs beaux poèmes, leurs beaux vêtements. Nous avons tellement étouffé parfois cette fierté naturelle que nous l’avons transformée en orgueil. Nous n’osons même plus exprimer notre créativité et notre naturel et sommes de ce fait jaloux sans même nous en rendre compte. Celui qui étouffe sa fierté naturelle et son expression personnelle sera généralement le juge de ceux qui osent être eux-mêmes, qui osent se montrer, exposer leur talent, exprimer leur nature. Tant qu’il y a de la gêne à affirmer ses qualités, il y a de l’orgueil, de la jalousie et par conséquent de l’intolérance et parfois de l’arrogance. Il peut être très difficile de reconnaître ses qualités, sa beauté, sa divinité. Pourtant, tout orgueil s’éteint au point où toutes ses limites mais aussi toutes ses qualités sont reconnues et acceptées. 4. Connaissez-vous votre orgueil, votre vanité? Derrière tous nos mots, tous nos actes, il y a l’ego, la vanité. Ils se cachent partout, dans nos actions les plus humbles, dans nos actes d’amour apparemment désintéressés. La différence entre une personne éveillée et une personne qui ne l’est pas, c’est que l’éveillé connaît sa vanité et son orgueil alors que le non éveillé ne les voit toujours pas et leur résiste encore. Il n’y a pas de non-ego absolu. Il n’y a que la connaissance et l’acceptation parfaite de l’ego. L’éveillé est capable de le reconnaître très rapidement dans chaque situation et de ne pas le laisser s’exprimer. Il n’y arrive pas toujours non plus, mais il continue d’être ouvert à son ego. L’ego est toujours présent, la vanité est toujours présente. Plus on se connaît, plus on peut rapidement mettre l’ego de côté, jusqu’au point où il est presque inexistant parce qu’il a perdu son pouvoir d’expression. Mais sa non-existence est toujours une vigilance. Celui qui affirme qu’il n’a plus d’ego devrait regarder un peu mieux où il se cache si subtilement. Que faire face à sa vanité? En rire. Développons un bon sens de l’humour! A ce sujet, observez comment certaines blagues dérangent. Nous devrions pourtant pouvoir rire et nous moquer de tout 5. Connaissez-vous votre folie? Croyez-vous vraiment que la folie vous soit étrangère? Regardez mieux en vous-même. Ne voyez-vous pas la folie des idées que nous nous faisons tous au sujet des autres? Ne voyez-vous pas le manque d’objectivité des «films» que nous imaginons et projetons sur la vie? Chaque personne voit le monde et les gens de manière totalement différente parce que chacun de nous a un scénario différent dans sa tête. Vous pouvez également appeler ce scénario des mémoires, un programme, ou un conditionnement. Chacun de nous vit en quelque sorte dans son monde et croit que son monde est vrai. C’est notre folie à tous. Le mental est l’outil de cette folie. Il est le maître absolu pour justifier nos comportements et nos pensées. Il peut avoir des arguments tout à fait logiques et vraisemblables. On croit à sa réalité même si véritablement, la perception mentale de la réalité est fausse. Ne voyez-vous pas que nos peurs sont parfois tellement fortes que nous sommes incapables de voir la réalité telle qu’elle est, et que nous interprétons tout faussement. Pourtant, nous croyons fermement à notre réalité, et quiconque la remettrait en question serait le «fou». Ne voyez-vous pas à quel point le manque de confiance en nous-mêmes et à l’égard d’autrui peut nous faire voir des problèmes partout et tout interpréter comme un problème? Cela nous rend injustement méfiant, facilement accusateur, et parfois paranoïaque. Ne voyez-vous pas comment notre perception de la réalité peut être extrêmement sélective? Notre esprit cherche parfois à «piéger» autrui. De ce fait, nous nous accrochons à tous les mots, toutes les phrases, toutes les situations qui semblent confirmer nos points de vue. Et cela va parfois très loin! Et bien sûr, cela nous paraît très vrai aussi. N’avez-vous pas remarqué comment l’esprit attaché aux voitures rouges en verra passer toute la journée? En d’autres termes, lorsque nous voulons voir les choses sous un certain angle nous trouverons tous les détails qui semblent justifier nos points de vue. Il est très difficile de sortir de la croyance que sa réalité sélective n’est pas véritablement la réalité. Si vous vous faites des idées sur des gens, pourquoi ne pas aller leur parler, leur poser des questions, vérifier si oui ou non vos pensées sont justifiées. C’est une attitude beaucoup plus saine que de critiquer sans raison, ou de garder des ressentiments ou des doutes inutilement. Tout cela est de la folie. Mais ne prenez pas peur. Chacun de nous a son fou. Il se cache aussi derrière les apparences très lisses. A ce niveau encore, la seule différence entre l’éveillé et le non éveillé, c’est que le premier connaît son fou alors que le second ne s’est pas encore aperçu de sa folie et lui résiste en se cachant derrière des apparences normales et rassurantes. La personne qui voile encore sa face aura tendance à montrer du doigt celle qui fait des erreurs. Nous faisons tous des erreurs. En ce qui me concerne, je demande profondément pardon à tous ceux que ma propre folie a blessé injustement. Etes-vous dérangé par ce qui ne semble pas trop normal, rationnel ou rassurant? Avez-vous peur de votre propre fou? Reconnaissons simplement notre folie. Réconcilions-nous avec elle. Elle ne disparaîtra pas du jour au lendemain mais si nous en prenons conscience, nous pourrons mieux gérer notre «fou». Sans cela, le monde tournera encore à l’envers. Les «fous» continueront d’apparaître comme des gens raisonnables et normaux alors que les gens sains, qui osent ne pas se cacher et être vrais, risquent d’être pris pour des «fous». Mais encore une fois, ne nous moquons de personne car nous sommes tous dans le même bateau. La quatrième porte – le chakra Anahata (au niveau du cœur): Cheminant vers ta Vérité, 1.Votre cœur est-il vrai ou est-il pris dans un jeu? Si votre cœur est pris dans un jeu, pouvez-vous vous libérer de l’amour? Pouvez-vous ne pas vouloir ressembler à l’amour? Certaines personnes portent des masques d’amour très trompeurs. Mais derrière ces masques, se trouvent souvent l’ego, la souffrance, le besoin d’être reconnu et aimé, la culpabilité, le devoir, etc. Ainsi, certaines personnes clament aimer l’humanité entière sans se rendre compte que cet «amour» est le jeu de leur ego. L’ego est également capable de se lancer dans des projets humanitaires ou des actions totalement admirables et apparemment désintéressés. Celui qui agit peut avoir toutes les apparences de la personne de cœur pourtant, c’est l’ego qui est l’auteur. Et cet ego là trompe tout le monde, y compris lui-même. Cet ego là a aussi tendance à culpabiliser ceux qui semblent moins «bien» ou moins «aimants» que lui. L’amour n’a pas à être grand. Il doit juste être vrai et sincère. Le véritable amour ne ressemble à rien. Il n’a même pas la couleur de l’amour. Il est ce que vous êtes, tout simplement. Portez-vous le masque de l’amour ou du bien? Osez-vous prendre des décisions que vous savez justes et intègres mais qui peuvent entraîner de mauvais jugements à votre égard et vous faire apparaître comme la «mauvaise» personne? Pouvez-vous vous libérer du bien? L’esprit libéré est au delà du bien et du mal. Il n’appartient plus ni à l’un ni à l’autre. Et ce faisant, il est le Bien suprême, celui qui préserve l’harmonie naturelle. Est-ce que votre cœur est vrai? Etes-vous libéré du bien et du mal? Parfois le cœur est vrai mais il ne sait pas vraiment aimer. Nous aimons mal lorsque nous laissons nos peurs l’emporter sur le respect de la personne aimée, qu’il s’agisse de notre partenaire, de notre enfant ou de notre ami. Quelles sont vos peurs? Voyez-vous comment votre manque de confiance et vos peurs vous font exprimer vos désaccords sous forme de critiques accusatrices au lieu d’être des critiques ouvertes qui permettent de conserver une relation saine? Voyez-vous à quel point vous pouvez manquer de respect à l’égard de la personne aimée? Est-ce que vos peurs sont réellement fondées? Arrivez-vous à maintenir une relation ouverte, basée sur la confiance? Pouvez-vous vous ouvrir à la «différence» de l’être aimé, lui donner le droit d’agir et de penser différemment de vous? Pouvez-vous lâcher prise avec vos mécanismes de contrôle?
Est-ce que c’est votre tête qui aime ou votre cœur? Aimez-vous l’apparence ou la vérité de votre partenaire? Il peut être très difficile de percevoir cette nuance. Nous voulons souvent croire à nos rêves et à nos illusions. Aimez-vous sans illusions? Parfois, nous croyons véritablement aimer mais nous n’aimons qu’une image, qu’un rêve. Ce rêve nous empêche de voir l’autre tel qu’il est vraiment. Il nous empêche aussi de voir les vraies raisons qui nous font rester avec notre partenaire. On croit aimer mais souvent, cet «amour» est conditionnel et dépend du pilier rassurant que symbolise le partenaire: par sa position sociale, ou sa force de caractère, ou sa beauté, ou son intelligence, ou sa façon de gérer les problèmes ou d’être amusant en société, ou d’être doux et compréhensif, ou parce qu’il fait l’objet d’admiration, etc. Indirectement, nous cherchons à panser notre propre blessure. Qu’est-ce qui vous attache à votre partenaire? Quelle est votre blessure? Tant que nous ne nous sommes pas profondément réconciliés avec nous-même, pouvons-nous véritablement aimer? Forcément, un jour la désillusion est là car si le pilier perd un peu de sa force ou si son image se ternit, l’amour ne sera pas suffisamment fort pour faire face à la réalité «nue». Comment ne pas tomber dans le piège des illusions sentimentales? En reconnaissant son besoin d’amour et ses blessures? En reconnaissant son désir de croire aux contes de fée? En voyant ses mensonges? En cessant de vivre dans l’illusion de la perfection sentimentale? Lorsque l’on ose ne pas mentir à soi-même et à son partenaire, la relation est vraie. Lorsque l’on ne cache rien de soi-même, on ne peut décevoir l’autre. Plus on est vrai à tous les niveaux, moins il y a de désillusions. Si chaque partenaire est un livre ouvert pour l’autre et est capable de communiquer ses peurs, ses faiblesses, ses désirs, ses frustrations, ses tentations, ses envies, de quoi ou de qui avoir peur? Pourquoi essayer de mettre une corde au cou de son partenaire de peur qu’il/elle ne s’échappe? Ce qui est vrai perdure. Ce qui est faux, ne peut durer, ou alors au prix de désillusions et de souffrances. Si vous essayez de maintenir une relation par la force, la ruse ou le calcul, ne vous ligotez-vous pas vous-même? Pour trouver l’harmonie en soi et avec les autres, ne faut-il pas savoir prendre des risques et oser se retrouver seul? Si vous ne cherchez que la sécurité, vous aurez à payer le prix de cette sécurité. Si vous voulez la liberté d’être vous-même, vous aurez à trouver le courage de vous libérer des faux-semblants ou des faux liens. Mais on ne reçoit des cadeaux de l’existence que lorsque l’on ose être soi-même. Plus on cherche à plaire sans être vraiment soi-même, plus on renforce les risques d’être un jour déçu. Car nous attirons par notre jeu les personnes sensibles à ce jeu. Forcément, on est un jour piégé par sa propre mise en scène. Car ce n’est pas soi que la personne aime mais l’image que l’on a faussement voulu donner. L’authenticité est à mon avis, la seule façon d’avoir une relation saine qui peut passer outre les difficultés de la vie et permettre d’évoluer ensemble. Le compagnon de route solide n’est-il pas l’Ami, celui qui bien entendu nous plaît, mais dont on peut aussi accepter les défauts? Celui avec qui on se sent parfaitement à l’aise et avec qui on peut tout dire et s’ouvrir sans fard? Pouvez-vous tout dire à votre partenaire? Aimez-vous sa présence? Acceptez-vous ses défauts? Jouez-vous un jeu? Essayez-vous de «posséder» l’autre par des ruses, un jeu ou des stratégies? Croyez-vous que la jalousie soit une preuve d’amour? Pouvez-vous accepter le risque de rester seul(e) parce que vous êtes vrai(e) et sans fard? Jusqu’à quel point êtes-vous attaché à votre cage dorée? Certains acceptent une vie de disputes et de «misère» qui n’a plus de sens, tout simplement parce qu’ils ont peur de l’inconnu et de prendre leur vie en main. Le saut dans le vide semble parfois risqué et immature mais la véritable immaturité n’est-elle pas de supporter une vie de «misère» qui pourrait être évitée? Quelle est votre cage? Quelles sont vos peurs? Pour qu’une relation saine soit possible, qu’elle soit amicale ou sentimentale, il faut un minimum de compréhension, d’affection, d’aide, de reconnaissance et d’acceptation des différences. Mais lorsque les besoins, les demandes et les attentes d’une partie sont exagérés, les relations saines ne sont plus possibles. Quels sont vos besoins? (besoin d’admiration, de protection, de sécurité, de compréhension, etc.). Le fait de comprendre clairement ses besoins permet de ne pas systématiquement accuser son partenaire s’il/elle ne répond pas à ses attentes. Certaines personnes, parce que leurs attentes ne sont pas satisfaites, rentrent dans le rôle de la victime et aiment s’y complaire. Généralement ce mode relationnel renforce leur isolement ou leur insatisfaction. Ceux qui se plaignent ou ont de fortes attentes à l’égard d’autrui rendent les autres plus distants et moins chaleureux. Par leur comportement, ces personnes s’enferment dans leur propre jeu. Elles ont alors l’impression que plus personne n’est aimable, correct, respectueux ou loyal, etc. Pouvez-vous voir que lorsque vous vous identifiez à la victime, vous créez vous-même la situation que vous ne souhaitez pas? Il est naturel d’être plus attiré par les gens qui n’ont pas de fortes attentes ou de trop grandes demandes à son égard. Paradoxalement, c’est à ces personnes que l’on a envie de donner le plus d’affection car on se sent libre. L’amour ne peut véritablement être échangé que dans un climat de liberté. L’Amour a besoin de liberté. Or, le fonctionnement du couple est souvent une entrave à cette liberté. L’attachement, le contrôle, la jalousie, la possessivité, les jeux, la manipulation, le mensonge, les attentes, sont des freins à l’amour. Que faire? Si votre relation sentimentale est difficile et complexe, je vous invite à essayer de voir la situation plus clairement en répondant au questionnaire ci-dessous. Lorsque la clarté est présente, les solutions apparaissent plus évidentes. a.: Comment chaque partenaire perçoit son couple? 1. Difficultés générées par son partenaire. b.: Comment essayez-vous d’améliorer votre couple (discussions, critiques, reproches)? 1. Qu’est-ce que cela a produit jusqu’à présent? c.: Croyez-vous que votre situation de couple puisse aujourd’hui s’améliorer? d.: Si toute tentative d’amélioration semble vouée à l’échec, pouvez-vous essayer de: 1. cesser vouloir changer votre partenaire et l’accepter totalement tel qu’il/elle est aujourd’hui? Pour cela, considérez clairement ce que vous lui reprochez pour voir si oui ou non, vous avez l’envie ou la force d’accepter sans reproches ce que vous considérez être ses travers. Si cela n’est pas possible non plus, il semble qu’il ne reste plus que la dernière solution: 2. Envisager une séparation amiable. Pouvez-vous vous séparer en vous pardonnant et en restant en paix l’un avec l’autre? Pouvez-vous comprendre que l’autre aussi est blessé et que c’est sa blessure, parfois très ancienne, qui s’exprime? Pouvez-vous trouver des solutions les plus harmonieuses possibles s’il y a des enfants entre vous?
3. A quoi ressemble votre amour du divin? Enfin, est-ce que votre amour du divin est vrai? Avez-vous des attentes? J’ai vu beaucoup de personnes soi-disant très dévotes ou spirituelles s’inclinant devant leur Dieu ou leur Maître mais continuant les mensonges, l’intolérance et les jugements. Quel sens donner à cela? Pourquoi s’incliner devant son Dieu ou son Maître si l’on n’est pas capable d’être ouvert à la personne de la rue, si l’on n’est pas capable de respecter et tolérer également chaque individu? Votre amour du divin est-il un amour d’intérêt ou de cœur? 4. Quel est votre rapport au don? Pouvez-vous donner sans calculs, sans discriminations? Donnez-vous différemment en fonction du rôle et de l’importance des gens? Donnez-vous par intérêt? Avez-vous des difficultés à donner, à faire des efforts pour les autres? Quelles sont les justifications que vous trouvez pour expliquer dans certaines circonstances votre comportement égoïste («je ne vais pas les aider car j’ai suffisamment de problèmes moi-même à gérer». «Je ne ferai pas un petit geste pour eux car ils ont suffisamment d’argent et en plus, ils sont gentils.») Attendez-vous beaucoup des autres alors que de votre côté vous donnez très peu? Avez-vous tendance à vous imposer et à culpabiliser ceux qui ne vous donnent pas comme vous le souhaiteriez? Ne voyez-vous pas que cela vous maintient dans votre misère? Si vous êtes égoïste, voyez-vous comment lorsque vous donnez, ce n’est pas tant pour faire plaisir à l’autre, que par intérêt, pour pouvoir par exemple bénéficier des services d’autrui ou pour maintenir votre bonne réputation. Vous ne donnez pas avec votre cœur mais avec votre tête. Cela génère toujours des frustrations, des déceptions et des problèmes. Les amis ressentent très vite ce qui vient du cœur ou pas. Ils s’ouvrent au cœur mais se ferment à ceux qui sans trop le savoir eux-mêmes n’agissent que par intérêt. De telles personnes ont effectivement beaucoup de mal à voir qu’elles agissent de manière égoïste. Pourtant, il est souvent clair que ce n’est pas leur cœur qui donne. De ce fait, en présence de telles personnes, on ne se sent jamais complètement à l’aise et la relation n’est jamais vraiment fluide, naturelle et claire. Ceux qui «donnent avec leur tête» peuvent facilement accuser les autres d’agir par intérêt, de manquer de clarté, de générosité ou d’être égoïste. Est-ce votre cas? De la même manière, avez-vous remarqué comment l’avare cherche toujours à faire croire que c’est l’autre qui a des problèmes avec l’argent? Celui qui est égoïste pense ou veut faire croire que c’est l’autre qui n’agit que dans son intérêt. Donnez-vous avec un esprit calculateur et malin, tellement malin qu’il vous trompe vous-même? Pouvez-vous accepter le fait d’être égoïste, de manquer de sensibilité et de générosité? Pouvez-vous voir aussi que souvent cet égoïsme vous fait ramener tous les sujets, toutes les conversations à vous-même? Vous n’êtes en rien intéressé par l’autre, sauf si vous-même vous pouvez y trouver un intérêt. Agissez-vous par intérêt? Pouvez-vous vraiment être à l’écoute d’autrui? Certaines personnes préfèreront trouver des raisons de critiquer autrui plutôt que de se remettre en question ou d’assumer leur choix («je peux bien prendre ce peignoir dans l’hôtel car ils exagèrent de faire payer cette chambre aussi chère», «je ne vais pas empêcher mon enfant de faire du bruit car les gens peuvent bien être tolérants et compréhensifs», «je peux bien m’inviter chez eux car ce sont des gens de cœur», etc.). Voyez-vous votre ambiguïté et comment vous trouvez les justifications vous permettant de vous déculpabiliser? Si quelqu’un prend ses distances à votre égard parce qu’il a compris votre jeu, il est probable que vous critiquiez cette personne comme étant fermée, même si au fond de vous, vous savez que c’est vous qui avez généré ou souhaité cette situation. Est-ce que votre mental se justifie et critique les autres pour ne pas avoir à prendre ses responsabilités et faire face à ses choix? Voyez-vous votre faiblesse? Certains au contraire se sentiront très responsables et respectueux et feront des efforts pour donner de leur temps, de leur attention ou de leur argent. Mais ils peuvent le faire par sens moral, ou pour acquérir des vertus. Or, peut-on se forcer en amour? Peut-on apprendre à avoir du cœur? De mon point de vue, le véritable bien ne s’impose pas, pas plus que l’Amour ne se force. Toutefois, je vais nuancer mon propos car il y a certaines différences dans la manière dont certains se forcent pour le bien ou pour l’amour. Une personne peut vouloir donner ou aider quelqu’un uniquement par intérêt, pour améliorer son karma Cependant, en dépit de tous nos efforts, l’amour en tant que flot naturel et spontané n’est réellement possible que lorsque l’on s’est réconcilié avec soi-même. Cet amour ne sera peut-être pas grand mais il sera vrai et source d’harmonie. Rien n’est plus important que d’être absolument soi-même. Vous ne vous forcez pas. Vous êtes libéré(e) du «bien». Les esprits encore teintés de moralisme auront tendance à ne pas comprendre la personne qui s’est libérée du «bien». A leurs yeux, cette personne ne sera jamais assez bonne ou assez «bien». Pourtant le Bien suprême est le fruit de l’authenticité. Quand on ne se force pas et que l’on est à l’écoute de soi, on est en accord avec soi-même, on se fait plaisir. Ce plaisir, cette paix, rayonneront dans chaque esprit car tout est relié. Ainsi, ceux qui sont heureux de vivre coupés du monde, participent aussi au bien-être général. Bien sûr, le mental extérieur trouvera toujours mille raisons de critiquer la personne qui ne joue aucun rôle. Il est aisé de jouer le rôle du gentil et de critiquer. Il est moins aisé d’être authentique et de risquer de passer pour le «méchant». L’authenticité est la source du bien-être. Tout acte et pensée provenant de cette source sont «purs» c’est-à-dire non conditionnés et en harmonie avec sa Nature. Même les colères à partir de cette source ne sont pas destructrices. La morale et la spiritualité peuvent donc dans certains cas être un obstacle sur la voie du cœur. Surtout si l’on associe spiritualité à un travail pour acquérir des vertus, développer une attitude aimante, généreuse, charitable. Regardons bien en nous-mêmes. Chaque fois que l’on se force par devoir moral, par bonne conscience ou pour se rassurer et apparaître comme une bonne personne, ce n’est pas vraiment soi et cela a souvent ses revers de médaille. Pourquoi chercher l’expression d’un amour forcé quand dans la simplicité de notre être nous sommes déjà l’Amour? Inversement, pourquoi devrions-nous avoir peur de donner? Croyez-vous que cela vous fragilise? Au contraire, plus nous donnons à la vie et plus elle nous récompense. Elle a des millions de mains et des milliers de façons de nous remercier. Mais n’attendons rien en retour pour autant. Mettons de côté notre tête et laissons notre nature s’exprimer librement. Elle sait comment donner et exprimer son amour sans retenue et sans peur. Est-il réellement possible de donner sans jamais rien attendre en retour? Un ami vous invite dans sa maison et vous acceptez son invitation. Vous venez de faire un long voyage et vous êtes fatigué. Vous avez besoin de vous reposer. Mais au moment où vous arrivez, il fait des travaux. Et il a sûrement besoin d’un coup de main. Si vous ne pouvez pas communiquer clairement que vous ne ferez pas d’efforts pour l’aider car vous avez réellement besoin de vous reposer, votre ami pensera sûrement que vous abusez un peu de la situation. Et cela est normal. Donner sans rien attendre en retour n’est possible que dans un climat de totale confiance ou dans la limite du raisonnable. C’est pour cela qu’il vaut mieux, chacun de son côté, établir une communication claire sur ses besoins et ses attentes. Sur ces bases-là, on peut donner de bon cœur ou tout aussi justement, refuser d’ouvrir ses mains et sa porte. 5. Pouvez-vous recevoir l’aide et l’amour des autres? Nous pouvons avoir du mal à recevoir de l’aide ou de l’amour si nous sentons que cela n’est pas véritablement offert de bon cœur. Mais autrement, qu’est-ce qui nous empêche d’être ouvert à l’amour ou à l’aide sincèrement proposés? L’orgueil? L’habitude de s’être toujours défendu tout seul et de s’être ainsi endurci? Les désillusions qui font croire que l’aide et l’amour véritables n’existent plus? Le sentiment de culpabilité et de ne pas être assez bien pour mériter cette aide ou cet amour? La peur de déranger? La peur d’être redevable? La peur des critiques et de ne pas être perçu comme une bonne personne si l’on ne peut donner en retour? Pourquoi penser qu’il faut systématiquement être redevable? Lorsque l’on est dans une situation qui ne permet pas d’apporter une aide en retour, pourquoi se fermer aux services proposés? La vie a d’autres mains que les siennes pour apporter notre remerciement. Le manque d’amour de soi est souvent la cause fondamentale qui empêche de s’ouvrir aux autres et de recevoir de l’amour. D’ailleurs, c’est parfois ce manque d’amour de soi qui fait avoir un comportement ignoble à l’égard des autres, comme si celui qui ne s’aime pas cherche à confirmer et à prouver que véritablement, il est une «mauvaise personne». Il ne peut de ce fait donner et recevoir de l’amour. Avez-vous un «monstre» intérieur (monstre froid, égoïste, dominateur, etc.)? Exprimez-vous votre «monstre» en étant ignoble? Est-il au contraire profondément caché? Celui qui cache son «monstre» sait très bien en général se contrôler. Il ne connaît pas la spontanéité et cherche d’ailleurs souvent à contrôler aussi les autres. Les «monstres» cachés sont les plus dangereux, car si quelque chose ou quelqu’un fait perdre le contrôle, il est possible de devenir extrêmement agressif voire violent ou meurtrier. Pouvez-vous voir votre «monstre» et vous réconcilier avec lui? Ne croyez pas que vous êtes le seul dans ce cas. La seule différence entre chacun de nous, c’est que certains se sont déjà réconciliés avec leurs monstres et d’autres pas. Tous les monstres existent en soi. Evitons donc de montrer du doigt les monstres des autres car nous ne ferions que nous moquer de nous-mêmes. Il y a aussi ceux qui ne peuvent s’ouvrir à l’amour car ils ne fonctionnent qu’à «coups de bâton». Si vous les traitez gentiment, ils ne vous respecteront pas et ne pourront s’ouvrir à votre gentillesse car ils ont tout simplement été habitués à ne respecter que sous la contrainte ou la force. Comme conséquence, ces personnes ont tendance à abuser de la gentillesse, ou à dévaloriser les personnes gentilles et à leur manquer de respect car pour eux, la gentillesse est une faiblesse. Par leur attitude et leur fonctionnement, ces personnes se maintiennent dans un état de soumission, de servitude ou de limitation. Pourquoi ne pas croire au respect mutuel? Quelle image avez-vous d’un patron ou de l’autorité? Voyez-vous que parfois c’est votre propre comportement qui force un patron ou une autorité à agir de manière abusive? Pouvez-vous vous ouvrir à la gentillesse ou à l’amour sans en abuser? Comment percevez-vous le mot «gentil»? Aimez-vous les «gentils»? De la même manière, aimez-vous l’Amour? «l’Amour n’est pas aimé» disait l’abbé Pierre. L’Amour semble effectivement naïf, innocent, bête. Il est trop simple, sans intérêt. Il n’a pas l’air de comprendre ses leçons. Vous lui donnez mille claques et il continue de vous faire confiance et de vous pardonner. Il n’est pas méfiant. Il ne fait pas attention. Pourquoi avoir peur de l’Amour? Si c’est votre cas, avez-vous peur de souffrir, d’être trop naïf, innocent, vulnérable? Il semble plus facile de se protéger et d’être calculateur, voire malin. On pense alors que l’on ne souffrira pas. Or, cette protection est un leurre. Ne voyez-vous pas que, comme pour la peur de prendre des risques, la peur de souffrir n’est liée qu’à un manque de confiance en la vie, à la perte du sens du sacré. Nous avons oublié à quel point la vie est fabuleuse. N’oublions pas de la remercier et d’être reconnaissant. Même si parfois c’est difficile, chaque expérience de la vie est vraiment un cadeau. Traversons donc les épreuves avec confiance. Soyons patients. Seule notre façon de penser est un obstacle pour recevoir et donner cet Amour.
Cinquième porte – le chakra Vishuddhi (au creux de la gorge): 1. Qu’est ce qui freine l’expression spontanée de soi à tous les niveaux (verbale, écrite, artistique, dons naturels, etc.)? Nous avons tous des natures différentes avec des dons différents. Mais en règle générale, lorsque nous n’osons pas nous exprimer librement, c’est que nous sommes encore dans la peur des jugements, ou celle de faire des erreurs. La peur du ridicule est aussi très forte chez beaucoup d’entre nous et limite notre expression libre, notre expression ludique, notre clown, notre légèreté, nos dons, notre créativité. Qu’est-ce que la créativité? N’est-elle pas l’oubli de soi, un état de présence? Lorsque l’on s’oublie, le pinceau s’exprime, le stylo nous porte, le danseur n’est plus là ; seule la danse demeure. La voix chante mais le chanteur a disparu. Le clown grimace. La Vérité s’exprime. Pouvez-vous ne pas laisser votre tête être aux commandes? La créativité est un état de présence. C’est notre état naturel. L’être qui s’exprime librement est créateur. Avez-vous peur de faire des erreurs, de vous tromper, de ne pas savoir suffisamment bien faire dans certains domaines? Acceptez-vous les discussions légères, superficielles, qui permettent souvent de se rencontrer et de mieux se connaître? Si non, pourquoi vous dérangent-elles? Préférez-vous ne rien faire ou ne rien dire plutôt que de vous tromper ou de paraître inintéressant? Ne voyez-vous pas à quel point les erreurs sont bénéfiques? Seules nos erreurs nous enseignent vraiment. Donnez-vous une chance aux erreurs? Etes-vous tolérant à l’égard des erreurs des autres? Etes-vous incapable d’accepter vos propres faiblesses? 2. Les obstacles à l’expression de la vérité. Ceux qui ont été élevés durement et qui furent réprimés pour leurs erreurs, préfèrent généralement le mensonge à l’expression de la vérité. Si vous demandez à votre enfant quelle bêtise il a faite, il le dira. Mais si vous le grondez tout de suite après, il est certain qu’il finira par préférer dire des mensonges. Cela se retranscrira dans sa vie d’adulte. Ainsi, certains ne peuvent pas faire face aux situations risquant de les mettre en cause. Il est impossible pour certaines personnes, d’admettre la vérité ou d’être ouvertes aux critiques. Etes-vous menteur? Fuyez-vous vos responsabilités? Accusez-vous les autres au lieu de vous regarder en face et prendre vos responsabilités? Par ailleurs, le menteur a souvent tendance à croire que vous lui mentez. Est-ce votre cas? Même si vos mensonges sont sans intérêt, pourquoi les préférer à la vérité? Certains se compliquent la vie à toujours trouver des petits mensonges et des petites excuses, alors que dire la vérité est tellement plus simple. Les petits mensonges peuvent nous faire apparaître sous une meilleure lumière mais pourquoi toujours chercher à s’enjoliver? Nous croyons aussi que les petits mensonges et les fausses excuses simplifient les situations. Est-ce vraiment exact? Pourquoi ne pas reconnaître les faits tels qu’ils sont? Pourquoi, lorsque vous n’avez pas envie d’aller chez des amis, ne pas leur dire tout simplement et gentiment? Pourquoi la vérité ne serait-elle pas mieux reçue qu’un mensonge? Elle peut être dite avec sensibilité et délicatesse. Et chacun de nous devrait aussi être capable de recevoir et d’entendre la vérité. Pourquoi ne pas accepter que quelqu’un ne veuille pas nous voir? Nous devrions pouvoir respecter les choix de chacun sans en être affecté. On ne peut pas plaire à tout le monde et avoir des affinités avec tout le monde. Pouvez-vous accepter de ne pas être considéré(e) ouvertement l’ami(e) de quelqu’un? Vous sentez-vous rejeté(e)? Pouvez-vous communiquer librement ce que vous avez envie de dire? Celui qui ne peut s’exprimer librement, celui qui n’ose pas dire ce qu’il a sur le cœur, qui ne peut exprimer ses émotions et sa colère, peut finir par fermer son cœur, devenir froid, et ressentir de la frustration. Certains, par manque d’expression, iront même jusqu’à développer des maladies. Pour d’autres, l’expression réprimée de soi peut prendre des tournures vicieuses. Certaines personnes expriment ce qu’elles ont à exprimer non pas ouvertement mais indirectement, par des critiques, des actes ou des paroles méchantes. Reconnaissez-vous la personne fausse ou vicieuse en vous? Si c’est le cas, pouvez-vous essayer chaque fois que vous n’êtes pas d’accord ou content ou que vous avez quelque chose à dire, de l’exprimer tout de suite. Plus on exprime rapidement tout ce que l’on a à dire, moins on est frustré ou vicieux. Bien sûr, si vous n’avez pas l’habitude de vous exprimer directement, les mots sortiront mal au tout début. Ils peuvent sortir avec intensité, hésitation, agressivité, etc. Ce n’est pas grave. Le principal est de se ré-habituer à dire ce que l’on a sur le cœur. Si quelqu’un n’est pas correct avec vous, exprimez-lui votre ressenti. N’oubliez pas de dire «je trouve que», au lieu de «tu es», autrement la libre expression est une attaque personnelle et cela n’apporte rien de positif. Vous n’avez pas envie de faire ce que l’on vous demande, dites-le. Vous n’aimez pas la manière dont on vous parle, dites-le, vous trouvez qu’une relation «amicale» manque de clarté, dites-le et prenez de la distance si vous en avez envie. Quelle légèreté ressent-on dans la libre expression! A force d’être libre vos mots seront de plus en plus doux pour exprimer les mêmes choses. Vous ne ressentirez plus non plus le besoin de critiquer par derrière car vous pourrez vous exprimer directement. Quant à vous, qui entendez des critiques ou des jugements négatifs sur quelqu’un, pouvez-vous prendre de la distance par rapport à ces jugements et relativiser ce que vous entendez? Aussi vrais que peuvent paraître certaines opinions et jugements, la sagesse et la compréhension de la nature humaine devraient toujours nous permettre de ne pas croire systématiquement les critiques, jusqu’à ce que nous puissions nous-même nous faire une véritable opinion personnelle. Peut-être arrivez-vous au contraire à vous exprimer très librement à votre sujet, au risque d’être mal compris et mal jugé. Se «mettre à nu», face à quelqu’un qui ne l’est pas, est souvent source de malentendus et de problèmes. Lorsque vous arrivez à accepter et vos qualités et vos défauts, vous pouvez par exemple tout autant dire, en fonction des circonstances: «je suis bête» ou «je suis intelligent». Mais il n’y aura pas pour vous d’émotions derrière ces mots. Celui qui s’accepte tel qu’il est peut parler de lui-même comme s’il parlait d’un tableau, de manière détachée et objective. Cela peut être mal interprété car chez certaines personnes, certains mots sont chargés d’émotions. Mon expérience m’a fait comprendre qu’il vaut mieux savoir à qui l’on s’ouvre librement. Pour la personne qui peut rire de son ego, il est facile de se mettre à nu et de parler honnêtement et sans gêne. Mais celui qui n’a pas encore digéré les tendances de son propre ego, celui qui n’arrive pas à s’affirmer personnellement et qui a de l’orgueil, ne peut supporter une telle ouverture et vérité. Il la comprendra mal, la critiquera, la rejettera, car elle le renverra souvent à ce qui n’est pas accepté en soi. Il vaut donc mieux faire preuve d’un peu de discernement pour savoir à qui on peut parler très ouvertement. Dans certains cas, il est préférable de porter un voile sur sa «nudité». Ce voile n’est bien entendu qu’un voile symbolique, dont le seul but est de cacher certains aspects de son esprit afin de préserver l’harmonie. L’expression spontanée de soi est-elle possible face à l’arrogance ouverte ou cachée de certaines personnes? Etes-vous l’arrogant? Manquez-vous de sensibilité et d’écoute à l’égard d’autrui? Avez-vous tendance à croire que vous savez mieux que les autres, surtout lorsque vous êtes en présence de gens que vous estimez plus faibles ou inférieurs ou plus ignorants que vous? Avez-vous un complexe d’infériorité/supériorité? Donnez-vous facilement des leçons aux autres? Le dialogue est-il bénéfique avec des personnes arrogantes ou trop sûres d’elles? Sans ouverture, les conversations n’aboutissent souvent qu’à des dialogues vains où un ego cherche à prouver qu’il sait et qu’il a raison, et où l’autre ego se sent obligé de se défendre et de contre-attaquer. Les personnes arrogantes vous donnent tout de suite des leçons ou auraient envie de vous donner des leçons. Elles vous jugent prématurément. Elles ont leur vérité, leurs valeurs, leurs certitudes, leur enseignant qui est toujours mieux que les autres, leurs connaissances, leurs modèles, leur image de la bonne mère ou du bon père, et elles veulent à tout prix vous faire comprendre que vous avez tort ou que vous ne savez pas. Elles peuvent même vous accuser d’arrogance si vous osez affirmer votre point de vue ou vous défendre. Que faire alors? S’exprimer librement? Parfois ce n’est même pas possible car on sait que le mur est bien trop épais, ou alors que l’autre vous amènera de toutes façons là où il veut vous amener: vers la confrontation ou des discussions qui n’aboutissent à rien de fructueux. L’issue de ce type de dialogue est vaine. La seule véritable solution dans ces situations est de s’oublier. Qu’il est difficile de s’oublier… Vous avez maintenant fait le tour de vous-même, ou presque. Il se peut qu’après avoir lu ce chapitre, vous ayez maintenant une idée précise de la personne à laquelle vous devriez ressembler. Si cela est le cas, je vous prie de m’excuser car cela veut dire que je n’ai pas été suffisamment claire ou alors que mes tendances directives se sont exprimées. N’ayons aucune idée précise de la personne que nous devrions être. N’évaluons surtout personne sur l’échelle de la réussite spirituelle (niveau de joie, niveau de peur, niveau d’énergie, niveau de silence, niveau d’amour, etc.). Nous retomberions autrement au cœur de nos problèmes majeurs: le jugement et la recherche d’un soi toujours différent de lui-même. Restons légers. Que chacun de nous puisse être totalement lui-même dans la limite du respect, libéré des idéaux spirituels, de la perfection, des attentes des autres, et de la culpabilité. Que chacun de nous puisse laisser son cœur exprimer sa vérité comme il le souhaite, dans la simplicité des petits gestes quotidiens, ou dans des grandes envolées, dans le silence ou dans le bruit. Ne recherchons pas notre nature là où elle est exceptionnelle, différente, spéciale. Connaissons-nous tout simplement. Soyons tout simplement nous-même. Acceptons-nous tout simplement tels que nous sommes. Un jour, l’acceptation et la paix seront suffisantes et le «moi» pourra s’oublier. Toutes les ombres s’effaceront dans la lumière. Ce jour là, si vous êtes sage, rien n’est ajouté et rien n’est différent. La Nature suit son cours, simple, authentique, spontanée. Rien d’exceptionnel. Rien qui ne cherche à être brillant, puissant ou parfait. Rien n’est en retrait, rien n’est en avant. Tout est à sa place. Vous êtes vous-même, simplement et naturellement. Si au contraire, votre sagesse n’est pas totalement établie, vous apprendrez à grandir car vos yeux ne sont plus endormis et votre cœur s’est ouvert. |
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(18) Eckhart Tolle: Practicing the Power of Now, Eckhart Tolle, p. 38: «Through self-observation, more presence comes into your life automatically. The moment you realize you are not present, you are present. Whenever you are able to observe your mind, you are no longer trapped in it.” |
(22) Avez-vous peur d’avoir peur?: Ce n’est pas parce que nous avons peur de quelque chose que nous serons automatiquement confrontés à notre peur. Il faut que la peur soit récurrente et profonde pour qu’elle manifeste sa réalité. |
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Dépôt du document: Fabienne Barousse – Tilicho, Novembre 2008 @ copyright France. (Version finale: février 2009) |
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